|
Gérard témoigne : de Conques à Moissac, et même à partir du Puy en Velay, sachez qu’il vous faudra un minimum d’entraînement si vous ne voulez pas trop souffrir…
Ces étapes sont très difficiles (pour moi en tout cas…).
On grimpe et on descend sans arrêt. « Tobogantes » diraient les Espagnols. De vraies "casses-jambes". Les 200 prochains kilomètres seront un peu dans le même genre, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai choisi de suivre le chemin par la vallée du Célé.
Quand je dis « on grimpe », bien sûr il ne s’agit pas de les comparer à des étapes de montagne à proprement parler. Mais monter 300 mètres de dénivelé sur 1 km, puis redescendre d’autant sur 1 ou 2 km, puis remonter à nouveau, et ce sur 25 km….ça vous met de suite sur les rotules…
Je ne me souviens pas que la partie Espagnole fût si difficile en 2005. Où alors j’ai déjà oublié… !
|
 |
J’ai réservé ma chambre à l’accueil de l’abbaye de Sainte Foy. |
Une petite parenthèse pour déplorer la quasi obligation de réserver les gîtes en France (à moins que vous acceptiez de dormir à la belle étoile faute de place). Car contrairement à l’Espagne, les gîtes en France ne sont pas réservés (pour la plupart) aux seuls pèlerins. Il n’est donc pas rare qu’un gîte soit complet car il est le lieu de vacances à moindre coût pour nombre de famille qui viennent là pour passer une semaine. Et un gîte de 6 ou 12 places dans ces conditions est vite plein. Je sais que certains vont crier au scandale, et me dire que le Chemin c’est aussi la spontanéité et l’aventure. Que commencer à réserver et donc à programmer ses arrêts, c’est déjà gommer une partie de la magie que l’on peut y trouver...J’ai d’ailleurs déjà lu ici et là, les mêmes remarques sur des pèlerins/randonneurs en groupe, dont l’un des membres, à l’aide d’un véhicule, va jusqu’à porter les sacs et les déposer au gîte afin de réserver la place. Que reste-il alors au pèlerin solitaire ?... si ce n’est la providence ?
A Conques il y a de la place ! Pour être précis, l’abbaye compte 95 places environ. Vous avez donc le choix entre le dortoir et une chambre. Bien sûr tout dépend de la fréquentation. Mais au 19 juillet, la majorité des pèlerins à destination de Saint Jacques de Compostelle sont déjà bien loin. Le gros du trafic sur le chemin, c’est plutôt mai, juin (et après un peu en septembre). En effet, partir de France au mois de juillet, cela veut dire arriver en Espagne en Août, et donc marcher durant 2 mois (ou presque) sous une forte chaleur.
L’accueil de l’abbaye est très correct. Un verre vous attend et vous permet de patienter avant l’ouverture de l’accueil en fin d’après-midi. Les chambres, dortoirs, douches, petit-déjeuner…tout est parfait, et les bénévoles qui s’occupent de vous sont très sympathiques.
Je ne vous parlerai pas de la visite de Conques (voyez pour cela les photos dans la partie du site qui y est consacrée - mise en ligne prévue vers le 30 octobre).
Bref, le pèlerinage commence cette fois à Conques. Pourquoi Conques et pas Le Puy en Velay ? Parce que symboliquement je voulais rallier ces 2 abbayes, et que le temps me manquait pour faire davantage de kilomètres.
L’autre choix fut donc de ne pas suivre le GR65 pour rallier Figeac à Cahors, mais de suivre le chemin par la vallée du Célé. La partie « délicate » se trouve à partir de Bouziès car là on prend le GR36-46, et si le topoguide de la FFRP existe, les explications sont en sens inverse, c’est à dire dans le sens Cahors vers Figeac. Pas facile dès lors de suivre les indications à l’envers du sens de marche. Pour ce tronçon, j’ai donc opté pour la carte IGN, même si le guide Miam-Miam Dodo comporte les plans (succincts) de cette partie. Cela peut suffire pour certains, mais en ce qui me concerne, j’aime bien avoir la topographie exacte du terrain. Bien m’en a pris…la carte IGN m’a bien servie à plusieurs reprises. Par exemple, en me faisant économiser par mal de kilomètres pour aller de Bouzies à Pasturat en empruntant une voie de chemin de fer désaffectée …. Il faut dire que le GR65 (ou d’autres…) sont bien balisés, mais on se demande parfois pourquoi ils empruntent des chemins loin d’être au plus court. Et dans certains cas, on se demande même si le détour (injustifié) n’est pas dû tout simplement à la présence d’un gîte . il y a même des traces (officielles) qui ont bizarrement disparues sur certains tronçons…au risque de tromper le pèlerin randonneur en l’aiguillant vers un gîte à l’aide de panneau publicitaires trompeurs, et 2 ou 3 km supplémentaires. Dans cas, un topo guide ou une carte IGN sont les bienvenus. Les autres en sont réduits à suivre les marques s’ils ne veulent pas se perdrent.
Mais j’en reparlerai lors de l’étape qui passe par Dufort-lacapelette.
Le 19 juillet, arrivée à Conques. Sachez que pour la modique somme de 3 euros, vous aurez droit à un autocollant qui vous permet de stationner votre véhicule à Conques pendant 1 an ! |