Le Puy en Velay (Georges)
Etape 09 - de Golinhac à Conques
Etape 09 - de Golinhac à Conques
Pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle - neuvième étape
Le réveil ayant été programmé pour 6h30, je me lève à 7 heures (le temps d'apprécier le confort du lit et la douceur de la couette). Je descends prendre mon petit déjeuner à 7h30 et je pars à 8h30 pour la montée (raide) jusqu'à Golinhac.
La journée est belle et agréable, la vallée est noyée dans les nuages et j'arrive, à mon rythme, pas trop fatigué, à Golinhac où je trouve mes compagnons habituels de l'Essonne, des Ardennes et la rascasse assis à une terrasse en train de boire un café.
Ils sont partis ½ heure après moi et sont installés tranquillement depuis ¼ d'heure ! Vive la voiture, mais toujours la même question : est ce un pèlerinage ? La réponse est non et c'est eux qui me la donnent, en me précisant qu'ils comptent bientôt passer à la partie touristique : plus de marche, que de la voiture, hôtels de charme et bonne cuisine. Je vais regretter leur départ, ils faisaient partie de mon paysage de marche.
Je m'arrête à Sénergues pour manger, petit village sympa et, comme d'habitude, le départ sur la digestion est difficile, la fatigue commence à se faire sentir et je suis obligé de ralentir le rythme.
En définitive, j'arrive à Conques en 3h30 au lieu des 2h30 prévues au départ de Sénergues. Il y a 10 kms entre les deux.
La descente vers Conques est une catastrophe, une pente extrêmement raide, (on passe de près de 600 m à 280 m en moins de 3 km) un torrent de boue et des pierres glissantes. Chutes et glissades se succèdent devant et derrière moi, je conserve tant bien que mal mon équilibre.
Ce n'est pas le cas d'une femme devant moi qui glisse et tombe la tête la première. Je l'aide à se relever et l'accompagne jusqu'au monastère où les moines la prenne en charge : je ne la reverrai pas sur le chemin.
J'en profite pour faire tamponner mon creanciale à l'abbaye et à l'office du tourisme puis je commence la descente qui va vers le Dourdou, rivière en bas de Conques où se trouve le camping dans lequel Sabine m'a loué un mobil home.
1500 mètres plus loin et plus bas, je trouve mon camping et mon mobil homme : il est neuf et superbe, j'ai deux chambres, une cuisine salle à manger, une salle de bain avec douche et les WC, le tout d'une propreté sans faille. Je suis enchanté.
Après ma douche et un peu retapé, je décide de remonter au village : d'une part j'ai promis aux gens de l'Essonne de les retrouver pour boire un coup et ensuite je voudrais trouver une petite cuillère pour Sabine. J'arrive tout en haut, exténué et à bout de souffle, je trouve la petite cuillère mais pas les gens pour boire ; alors je redescends et m'effondre telle une larve sur mon lit.
Ce soir je suis de corvée de cartes postales, j'en écris une vingtaine puis pars manger, très bien, même si l'accueil est un peu froid au début : assiette de crudités et charcuterie, rôti de porc, aligot, dessert.
je retourne dans ma chambre en attendant l'appel de Sabine. Je ne tarde pas à m'endormir bercé par le bruit ... de la pluie sur le toit.
Je fais une prière à Saint Médard et pour plus de précaution à une dizaine d'autres Saints afin que demain il fasse beau.

L'intérieur de mon mobil-home

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