Les Chemins Vers Compostelle

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Etape 12 - de Figeac à Cajarc

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Pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle - douzième étape

Aujourd'hui 17 mai, l'étape sera longue (près de 32 km).

Je me lève à 7 heures, prépare mon sac que j'ai entièrement vidé la veille, soigne mes pieds (je consomme plus de compeed qu'une voiture de course de carburant) et je descends pour le déjeuner. Louis est déjà arrivé et veut partir très vite, de mon côté je prends le temps de manger.

Au moment de partir je rencontre deux femmes en pleine discussion, l'une porte un pansement à la cheville et s'aide d'un bâton pour marcher. Cette dernière a une tendinite et souhaite (si je comprends bien) que la première ralentisse l'allure car elle ne peut pas suivre.

Manifestement ça n'a pas l'air d'aller très fort entre elles car celle qui est bien portante se retourne vers moi et me demande si j'accepte d'accompagner une partie du chemin sa copine qui ne veut pas marcher seule ! Difficile de dire non, mais en moi même ce n'est pas l'envie qui me manque. Me voilà donc seul avec une éclopée qui ne peut pas marcher et qui a peur de se retrouver toute seule, mais veut cependant aller jusqu'à Saint jean Pied de Port. Ca n'arrive qu'à moi ce genre de chose.

Le patron de l'hôtel nous indique une variante du Gr qui va nous faire gagner du temps et de la fatigue. Nous partons, et en raison de l'allure, je me demande si je vais pouvoir arriver au terme de l'étape avant la fin de la semaine.

Arrivés dans un petit village, Faycelles, je retrouve l'équipage du 91 qui termine un peu plus loin sa semaine de « marche ». Ils vont rester avec nous jusqu'à Beduer (beduer ?), à quelques kilomètres de là. Très gentils, ils prennent le sac à dos de la « blessée », ce qui nous permet d'avancer un peu plus vite.

Juste à la sortie de Beduel, Louis, qui n'a pas pris de raccourci, nous rattrape. En même temps, nous doublons une canadienne que mon équipière d'infortune connaît bien et qui a, semble t'il, un rythme de marche plus en rapport avec sa tendinite que le mien.

Je retrouve Louis avec un grand plaisir et nous partons tous les deux d'un bon pas.

Les ¾ du chemin vont ainsi se faire à une vitesse estimée par Louis à 5 km/h.

Cajarc est en vue et comme à chaque fois la descente vers ce petit village immortalisé par Coluche est fatigante et casse-gueule.
Arrivé à Cajarc je vais vers mon gîte après avoir donné rendez vous à Louis. Ma chambre est très bien, vaste, claire avec tout ce qui faut (salle de bain, WC, rangement , etc).

Nous nous retrouvons sur la place de Cajarc, près du café « chez Moulino » et faisons le tour de la ville (c'est assez rapide). L'église est belle, située sur les hauteurs, c'est une ancienne église fortifiée dans laquelle on se sent bien et au calme.

Plus tard, vers 19h30, nous allons manger au restaurant « Le Président » (en souvenir de Pompidou qui venait souvent là, paraît-il) : Carpaccio et plat de pâtes, excellent, j'invite Louis.

Nous rentrons assez tôt, je me couche mais ne trouve pas le sommeil.


Ancien lavoir à la sortie de Cajarc

lavoir-carjac

« Caselle » de l'Azé

caselle-cajarc

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