Les Chemins Vers Compostelle

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Etape 18 - de Lauzerte à Moissac

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Réveil à 6h30 et debout à 7 heures. Petit déjeuner, je m'occupe du café qui est complètement raté : c'est de l'eau, salué par les fous rires des co-locatrices.

 

A 8h10 la voiture vient nous chercher et à 8h15 je rejoins Louis qui est déjà arrivé au cimetière où nous avions rendez vous.

Nous prenons le GR et montées et descentes se succèdent à nouveau sans interruption dans un air très lourd.

Nous nous arrêtons pour manger dans une maison en construction ce qui nous permet de nous asseoir tranquillement sur du béton et de poser nos sacs à dos sur une surface plane et propre.

Nous repartons et très vite j'ai une violente douleur dans la cheville droite, je n'ose plus poser le pied. J'ai peur un moment de m'être cassé quelque chose.
Louis ralentit le rythme et je me traîne pendant 12 km. Décidément ce pèlerinage se transforme, du moins en ce qui me concerne, en chemin de croix.
Nous arrivons enfin à Moissac après 7 heures de marche pendant lesquelles Louis supporte stoïquement mon mauvais caractère.

C'était trop beau, le panneau d'entrée d'agglomération de Moissac est en fait à plus de 3 km du centre ville et il nous faut traverser toute la zone industrielle avant de trouver la poste où Louis doit récupérer son nouveau topo guide. Je suis claqué et j'y attends Louis pendant une demie heure.

Je ne vois pas beaucoup d'éléments blancs dans ce secteur de Moissac, l'intégrisme ici aussi a frappé car toutes les femmes sont voilées.

Nous repartons pour l'hôtel et, à la terrasse, nous prenons un panaché. Louis est installé et semble se sentir bien. Moi je n'ai qu'une hâte, c'est d'aller poser mes affaires, prendre une douche et soigner ma cheville.

Comme il ne semble pas vouloir rejoindre son gîte c'est moi qui lui dis que je voudrais me reposer et, sympa, il part rejoindre sa tanière.

Après un peu de repos et les chaussures de marche rangées, je vais à l'office du tourisme, j'achète la petite cuillère traditionnelle, visite le cloître et l'abbatiale mais je n'arrive plus à avancer. Aussi je rentre et trouve Louis qui m'attend assis sur le trottoir. Je lui explique que je dois aller m'allonger car je ne peux plus mettre un pied devant l'autre ce soir.

Le téléphone ne passe pas et je suis obligé de ressortir après mangé pour trouver une cabine pour téléphoner à Sabine. J'ai en effet du mal à me passer de ces moments où nous nous retrouvons par sans fil interposé.

Le repas à l'hôtel est bon mais sans originalité. La chambre propre et agréable.

Les livres qui nous ont plus ( romans, beaux-livres...)

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