Le Puy en Velay (Georges)
Etape 29 - de Aroue à Larceveau
Etape 29 - de Aroue à Larceveau
Retour en chambre à 21 heures, télé : France-Colombie, je m'endors sans connaître le résultat.Le matin après le petit déjeuner nous regardons, affligés, les rigoles de boue qui dévalent de partout.
Nous nous lançons sous une pluie battante et grâce au GPS de Guy nous décidons de couper au plus court :
Etcharry, Domezain, Larribar, Ostabat (on s'arrête pour manger) je laisse là mes amis de Montpellier en nous donnant rendez vous pour le lendemain, je ne sais pas encore que je ne vais pas avoir l'occasion de les revoir.
En ce qui me concerne, j'ai encore 5 kilomètres à faire pour arriver à Larceveau où Sabine m'a réservé une chambre.
L'étape a été très physique aujourd'hui pas tant sur la longueur (25 km) que sur les dénivelées continues et sur le fait que nous avancions dans la boue et sous la pluie. Mais on ne va pas se plaindre alors qu'il ne reste qu'une étape !
Arrivé à l'hôtel, je me déchausse avant de rentrer car mes chaussures sont couvertes de boue.
La chambre est grande, claire, c'est un Logis de France et je peux enfin prendre un bain pour la première fois depuis mon départ du Puy. Pour la première fois également je vais laver mes chaussures dans le bidet, cela ne me plaît pas mais je ne peux pas faire autrement si je veux pouvoir les remettre demain.
Je retrouve sur le palier de ma chambre un couple de la Somme que j'avais doublé à plusieurs reprises ces jours derniers. Ils m'invitent à boire une bière lorsque nous serons reposés.
15h20 la pluie qui s'était calmée recommence à tomber, je crois que ça n'en finira jamais. A 19 heures je descends dîner avec les gens de la Somme, apéro, assiette de charcuterie, paella, gâteau basque, vin.
Nous bavardons, c'est un fana des statistiques, j'apprends ainsi que depuis mon départ du Puy en Velay j'ai franchi 11452 mètres de dénivelés, du coup je suis épuisé avant la fin du repas.
Lui travaille chez KPMG ! Elle ne travaille pas et fait bourgeoise venue trouver des sensations fortes en marchant mais sans sac à dos et avec des lunettes de chez Dior et le reste à l'avenant. Ils ne se séparent pas de leurs Delsey sauf pour les faire transporter par la société spécialisée.

Je rejoins un couple de la Somme au moment d'un passage boueux du GR
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