Les Chemins Vers Compostelle

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Contes et légendes du Chemin

ULTREÏA & SUSEÏA, DEUS ADJUVA NOS

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borne Compostelle
"ULTREÏA & SUSEÏA, DEUS ADJUVA NOS"

Cette phrase est reprise des mots bien connus de tous les pèlerins sur les chemins de saint Jacques de Compostelle, et qu'ils prononcent tel un cri de ralliement ou mieux encore d'encouragement et de soutient, depuis plus d'un millénaire..

Que signifient ces mots ? En fait il s'agit de latin tardif et d'une langue proche, peut-être de la langue d'oc ? "Ultra" signifie outre; au–delà de, passer outre. Ce mot donne le sens de "plus loin" que nous retrouvons dans "outre-Manche", "outre-mer" etc. De même pour "et Suseïa", il s'agit de et sus signifiant dessous, mot que l'on retrouve au Moyen-Âge dans "Sus à l'ennemi !". Mais qui peut aussi prendre le sens de au-dessus. D'où les concepts d'horizontale et de verticale dans "ultra" et "sus" que nous retrouverons un peu plus loin.

"Deus", lui, est toujours un mot latin dont le sens nous est peut-être plus connu que ce qu'IL signifie en réalité. Mais ceci est un autre sujet. "Adjuva": c'est un indicatif présent qui signifie aider, aimer, alimenter un feu, activer une guérison. Comme d'ailleurs le mot salut qui vient du latin "salus" dont le sens est "santé". Le salut de l'âme est exactement la santé de l'âme et par extension la santé du corps. Dans ce contexte, nous retiendrons pour "adjuva" le sens d'aider, d'aimer, par l'esprit. Ainsi retenant de manière indiscutable le sens que nous leur attribuons généralement, c'est-à-dire: "Au delà de ces choses, au-dessus de ces choses, Dieu nous aide". (et non pas "Que Dieu nous aide").

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Ainsi Ultreïa signifie : plus loin. C'est dans cette dynamique géographique qu'intervient la vision horizontale de Ultreïa. Le pèlerin, un homme qui marche. Ou plutôt qui réapprend à marcher en ayant abandonné progressivement tout ce qui lui semblait essentiel et qui maintenant n'est plus que futile. En se défaisant ainsi de ses passions et ses préjugés chaque pas l'éloigne de son passé et le rapproche de son futur qui est constitué à l'arrivée par la mort du "vieil homme", suivi d'une renaissance dans un monde nouveau. Ultreïa c'est donc une vision horizontale lors de cette marche, qui est surtout une démarche consistant à se diriger et avancer vers l'Autre. Ce n'est pas un simple altruisme, c'est dans le renoncement à soi manifesté dans le dépouillement et l'humilité que l'on connaîtra l'ampleur de cet amour universel appelé agapè, cette conscience de l'immanence pour être enfin reçu par le plus humble de tous.

Et Suseïa, plus haut toujours plus haut. Autant la vision horizontale nous conduisait vers l'Autre, autant l'activité spirituelle nous fera considérer une vision verticale nous propulsant dans une recherche de rencontre avec "ce qu'il y a au-dessus". Suseïa, toujours plus haut, nous rappelle que nous élevons nos cœurs en fraternité vers le Créateur et découvrons ainsi la transcendance de notre démarche. Car l’homme est l’image immortelle de Dieu, mais qui pourra la reconnaître, s’il la défigure lui-même ? La verticalité exprime la colonne, mais cette colonne est brisée et elle montre qu’il y a quelque chose de brisé en l’homme. Quelque chose de brisé par sa façon de vivre et d’être au monde. Quelque chose qui fait que celui que l'on appelle le profane, se limite à la banalisation de l’horizontalité. Et comme l'exprimait Jean Baptiste Willermoz dans l'un de ses écrits : " , ne perdons pas de vue en tant que pèlerin, que l’Erreur de l’homme primitif le précipita du Sanctuaire au Porche, et que le seul but du pèlerinage est de le faire remonter du Porche au Sanctuaire." Dans ce sens, tel que nous l'enseigne l'Aigle dans le ciel de Patmos, la spiritualité signifie élévation de la vie, idéal de perfectionnement, amour du bien et pratique de la Vertu, culte à la vérité, exercice de la Charité, harmonie avec soi-même qui est harmonie avec les autres et par conséquent avec Dieu.

Et voici, que sans le vouloir, Ultreïa et Suseïa viennent de tracer devant nos yeux une croix, en se superposant. Ultreïa, horizontal et Suseïa vertical, forment ainsi réunis une croix. Cette croix, symbole commun aux traditions de tous les temps et de tous les pays présente des significations multiples, mais toutes dérivées d'un même sens supérieur et métaphysique. Elle est une synthèse de l’Homme à la fois dimension humaine et divine, terrestre et céleste.

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Elle est la synthèse totale de l'Homme Universel, à l'image du Christ qui a réalisé l'union des deux natures et représente la réalisation totale de l'être, dans toutes les possibilités qu'il porte. Elle symbolise la projection de l'homme dans l'espace, dans sa dimension humaine et ses possibilités spirituelles, par l'ampleur de l'horizontalité et l'exaltation de la verticalité. Elle est une représentation de la totalisation effective de l'être, que certains nomment "Délivrance" ou d'autres encore nomment "Identité Suprême". A l'intersection des deux axes se trouve le centre, ce centre du monde qui est le lieu de l'extinction du Moi , donc du retour à l'état primordial, comme en chaque être, se trouve un centre qui est un reflet du Principe suprême. Ce centre vital de l'être est le siège de l'âme, le palais divin, le temple et le tabernacle. Il est le lieu de la théophanie, par essence. La connaissance de ce cœur c'est la perception directe de la lumière intelligible dont nous parle Jean dans son prologue.

Et nous, pèlerins sur les Chemin de Compostelle, que déposons nous au centre de cette croix? En ce centre qui est le symbole par excellence de la permanence du Principe, de son infinitude dans l'éternel présent. Nous y déposons "Deus adjuva nos" , Dieu nous aide. Ou comme nous l'avons dit plus haut, Dieu nous aide, parce qu'IL nous aime. Oui, au centre de cette croix se trouve le Cœur, celui de la charité, de la plénitude naissant de l'accomplissement de la Loi. C'est cette Charité, liée à l'ouverture du Cœur qui deviendra pour nous émetteur et récepteur de Lumière, de partage, d'échanges, permettant ainsi à tous les Frères pèlerins d'entrer en communion d'action dans l'espérance de la Perfection.

Gilbert Buecher

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Roncevaux et l'histoire

 

stele_ronceveaux_295Voici le texte gravé sur  la stèle qui se trouve un peu avant la fontaine de Roland, sur la route de Roncevaux.
Le temps est bien maussade ce matin, aux portes de St jean-Pied- de Port et Jerôme marche.
Dans la montée vers Hontto, le petit crachin se mêle sur son visage aux perles de sueur. Il disparaît bientôt nappé dans le brouillard, tel un passe muraille : dans ce tunnel blanchâtre, hors son bâton, ses chaussures et un bout d'asphalte, rien ne peut le distraire. Le silence extérieur rend ses pensées presque bruyantes. D'ailleurs qu'importe le soleil ou la pluie, le silence ou le bruit, le jour ou la nuit. La route est encore longue qui mène à Saint Jacques en Galice.
Il est bientôt 9h, ce 25 juillet, et Jérôme marche toujours.
"Traduction suite...: "
Une croix de pierre. Il quitte la route dure, noire, et s'engage sur l'herbe rase qui tapisse la trace de l'antique chemin.
Insensiblement, le brouillard devient brume. Il se dissipe sagement, en caressant les rochers de Leizar Atheka. Il les enveloppe et transforme leurs contours en derviches fantômes : Jerôme le pélerin, devine par instants fugaces le disque pâle du soleil : au beau milieu du chemin, fatigué, il pose son sac, s'asseoit et se cale contre lui. Ses yeux se ferment lentement sur l'armée des petits hêtres embusquée en face, à dix pas.
En face, à dix pas, Valerius Cornivus, le vieux centurion de la Legio III Flavia, sourit : il retourne par ces monts en Aquitaine : lui reviennent en mémoire les combats, et sa blessure en Cantabrie. Le regard du consul Octavius Augustus, et ce sourire de la belle Ibère sur le pont de Deobriga.
Tout près du ravin, Bernard-Antoine Carrère grimace : là, ce 25 juillet 1813, un furieux coup de sabre anglais lui enlève la moitié de l'avant-bras : tant de campagnes glorieuses avec son 50ème de ligne sans une égratignure, tant de batailles victorieuses, d'Ulm à Salamanque, pour vieillir - demi solde et presque manchot.

 

Et là, à dix pas, l'émir Abb-al-Rahman al-Gateki prie et remercie Allah : entre ces deux rochers et bien au-delà, l'herbe a disparu sous les sabots des innombrables montures de son invincible armée : et bien loin, vers Poitiers, Charles dit Martel, duc d'Austrasie, prie et implore l'aide de Dieu.
Un peu en contrebas, Arzain Zahar médite. L'Orhy pour horizon; sa seule fortune, c'est ce petit troupeau qu'il accompagne de croupes en vallons : sa vie et sa mort sont ici : et au centre du cercle de pierres, là-bas, gisent les charbons du bûcher : le bûcher qui consumait, il y a de longues lunes la dépouille de son père.
Un cheval hennit. Jerôme esquisse un léger sursaut : une vague impression de gorge sèche, il somnole.
Non loin du passage étroit, Aymeri Picaud boit. Sa calebasse est presque vide, son estomac aussi : le baluchon se fait lourd et les lieues longues vers Compostelle : où est donc ce fameux prieuré de Roncevaux et son pain frais, sa soupe odorante, son vin rubis, et sa paille souple ?
A dix pas aussi, Charles Dinigo se cache : La Gestapo à ses trousses, vingt ans et l'envie de se battre : aux tortures du tord du Hâ, mieux vaut l'arrestation par Carlos Sanchez, le garde civil franquiste qui surveille, de sa cahute, la frontière à Bentarte : ....le camp de Mirandas, Gibraltar et qui sait ? peut-être à Londres.
Là-haut, à mille pas, Loup, duc deVasconie, patiente : de la crête du Xangoa, il voit toute l'armée duGrand Charles :
de l'avant, où sont des fantassins francs avec les otages, basques et musulmans.
Jusqu'aux mules à l'arrière, chargées du butin pris aux navarrais à Pampelune :
dans une heure, au milieu d'une tourmente de rocs et de traits, Roland agonisera et avec lui, Eggihard et Anselme et bien d'autres.
Tout près, sur le chemin, Jeanne tremble. Le convoi de chariots et de voitures est bloqué par la neige. Son Altesse, la princesse Elisabeth de Valois, promise au maître de toutes les Espagnes, Philippe II, est fiévreuse. Jeanne lui sert la potion prescrite par sieur Gaston Moncade, le chirurgien : elle la goutte, grimace et la jette à dix pas.
A dix pas, à cent pas, à mille pas, la brume disparaît la brume a disparu : le soleil réchauffe le visage de Jérôme : sa mémoire se fond dans la Mémoire, son histore dans l'Histoire. Il ouvre doucement les yeux, il a soif : le parfum de Jeanne danse dans la brise du sud : quelque part, la clochette d'Aymeri tinte a capella : vers Elizachar, un cheval hennit.
Il est temps de suivre son chemin...  Année sainte compostellane 1999
"... Le temps est bien maussade ce matin, aux portes de St jean-Pied- de Port et Jerôme marche.

Dans la montée vers Hontto, le petit crachin se mêle sur son visage aux perles de sueur. Il disparaît bientôt nappé dans le brouillard, tel un passe muraille : dans ce tunnel blanchâtre, hors son bâton, ses chaussures et un bout d'asphalte, rien ne peut le distraire.
Le silence extérieur rend ses pensées presque bruyantes. D'ailleurs qu'importe le soleil ou la pluie, le silence ou le bruit, le jour ou la nuit. La route est encore longue qui mène à Saint Jacques en Galice.Il est bientôt 9h, ce 25 juillet, et Jérôme marche toujours.

Une croix de pierre. Il quitte la route dure, noire, et s'engage sur l'herbe rase qui tapisse la trace de l'antique chemin. Insensiblement, le brouillard devient brume. Il se dissipe sagement, en caressant les rochers de Leizar Atheka. Il les enveloppe et transforme leurs contours en derviches fantômes : Jerôme le pélerin, devine par instants fugaces le disque pâle du soleil : au beau milieu du chemin, fatigué, il pose son sac, s'asseoit et se cale contre lui. Ses yeux se ferment lentement sur l'armée des petits hêtres embusquée en face, à dix pas.

En face, à dix pas, Valerius Cornivus, le vieux centurion de la Legio III Flavia, sourit : il retourne par ces monts en Aquitaine : lui reviennent en mémoire les combats, et sa blessure en Cantabrie.
Le regard du consul Octavius Augustus, et ce sourire de la belle Ibère sur le pont de Deobriga.
Tout près du ravin, Bernard-Antoine Carrère grimace : là, ce 25 juillet 1813, un furieux coup de sabre anglais lui enlève la moitié de l'avant-bras : tant de campagnes glorieuses avec son 50ème de ligne sans une égratignure, tant de batailles victorieuses, d'Ulm à Salamanque, pour vieillir - demi solde et presque manchot.

Et là, à dix pas, l'émir Abb-al-Rahman al-Gateki prie et remercie Allah : entre ces deux rochers et bien au-delà, l'herbe a disparu sous les sabots des innombrables montures de son invincible armée : et bien loin, vers Poitiers, Charles dit Martel, duc d'Austrasie, prie et implore l'aide de Dieu.
Un peu en contrebas, Arzain Zahar médite. L'Orhy pour horizon; sa seule fortune, c'est ce petit troupeau qu'il accompagne de croupes en vallons : sa vie et sa mort sont ici : et au centre du cercle de pierres, là-bas, gisent les charbons du bûcher : le bûcher qui consumait, il y a de longues lunes la dépouille de son père.
Un cheval hennit. Jerôme esquisse un léger sursaut : une vague impression de gorge sèche, il somnole.
Non loin du passage étroit, Aymeri Picaud boit. Sa calebasse est presque vide, son estomac aussi : le baluchon se fait lourd et les lieues longues vers Compostelle : où est donc ce fameux prieuré de Roncevaux et son pain frais, sa soupe odorante, son vin rubis, et sa paille souple ? 

A dix pas aussi, Charles Dinigo se cache : La Gestapo à ses trousses, vingt ans et l'envie de se battre : aux tortures du tord du Hâ, mieux vaut l'arrestation par Carlos Sanchez, le garde civil franquiste qui surveille, de sa cahute, la frontière à Bentarte : ....le camp de Mirandas, Gibraltar et qui sait ? peut-être à Londres.

Là-haut, à mille pas, Loup, duc deVasconie, patiente : de la crête du Xangoa, il voit toute l'armée du Grand Charles : de l'avant, où sont des fantassins francs avec les otages, basques et musulmans. Jusqu'aux mules à l'arrière, chargées du butin pris aux navarrais à Pampelune : dans une heure, au milieu d'une tourmente de rocs et de traits, Roland agonisera et avec lui, Eggihard et Anselme et bien d'autres. 

Tout près, sur le chemin, Jeanne tremble. Le convoi de chariots et de voitures est bloqué par la neige. Son Altesse, la princesse Elisabeth de Valois, promise au maître de toutes les Espagnes, Philippe II, est fiévreuse. Jeanne lui sert la potion prescrite par sieur Gaston Moncade, le chirurgien : elle la goutte, grimace et la jette à dix pas.

A dix pas, à cent pas, à mille pas, la brume disparaît la brume a disparu : le soleil réchauffe le visage de Jérôme : sa mémoire se fond dans la Mémoire, son histore dans l'Histoire. Il ouvre doucement les yeux, il a soif : le parfum de Jeanne danse dans la brise du sud : quelque part, la clochette d'Aymeri tinte a capella : vers Elizachar, un cheval hennit.Il est temps de suivre son chemin...

Année sainte compostellane 1999
 

La pierre du diable sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

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La légende raconte qu'au moyen âge, un diablotin attendait ici les pèlerins pour les dissuader de continuer jusqu'à Santiago...
Direction O'Cebreiro, avant le village de LA FABA - Vous avez quitté Villafranca - A partir du village de Las Herrerias ça grimpe dur. D'abord par la route, puis le chemin en forme de lacets devient empierré. Le lieu est à la hauteur de sa réputation...
Dans une montée, une voute d'arbre vous protègera du soleil ou de la pluie. Soyez attentif, et regardez bien parterre, la pierre du diable est là, en plein milieu du chemin, ( de mémoire, environ 60 ou 80 cm de "diamètre" ). Elle est souvent cachée par les feuilles mortes...
si vous souhaitez l'étudier de près, vous pouvez télécharger les images en haute définition.
ici la première
ici la deuxième
La légende raconte donc qu'au moyen âge, un diablotin attendait ici les pèlerins pour les dissuader de continuer jusqu'à Santiago..
Un jour, St Jacques en eût assez et le transforma en pierre.
Ultime humiliation, désormais et jusqu'à la fin des temps, chaque pèlerins aura l'occasion de le piétiner !
Ne vous en privez pas ;-))) !
une autre explication  (trouvée sur un forum), et donnée par un des villageois : cette "pierre du diable" comme on la surnomme, bien que son histoire se soit perdue peu à peu au fil des générations, a été surnomée ainsi car la rumeur veut que Charlemagne y ai posé sa main (c'est ça la grande trace) lorsqu'il fut de passage sur le chemin, et que dans cette pierre se conserve une trace du mal qu'il y a laissé lors de sa "purification"... enfin c'est la rumeur locale !
Personne, sauf son auteur...ne sait depuis quand cette pierre se trouve ici. Quelques années..quelques dizaines..quelques centaines...mais peu importe, l'histoire est si belle....
(merci à Jean-Claude A. de nous avoir fait découvrir cette légende)
La_pierre_diable-150La légende raconte qu'au moyen âge, un diablotin attendait ici les pèlerins pour les dissuader de continuer jusqu'à Santiago...

Direction O'Cebreiro, avant le village de LA FABA - Vous avez quitté Villafranca - A partir du village de Las Herrerias ça grimpe dur. D'abord par la route, puis le chemin en forme de lacets devient empierré. Le lieu est à la hauteur de sa réputation...
Dans une montée, une voute d'arbre vous protègera du soleil ou de la pluie. Soyez attentif, et regardez bien parterre, la pierre du diable est là, en plein milieu du chemin, ( environ 60 ou 80 cm de "diamètre" ). Elle est souvent cachée par les feuilles mortes...si vous souhaitez l'étudier de près, vous pouvez télécharger les images en haute définition en fin d'article.
La légende raconte donc qu'au moyen âge, un diablotin attendait ici les pèlerins pour les dissuader de continuer jusqu'à Santiago..Un jour, Saint-Jacques en eût assez et le transforma en pierre.
Ultime humiliation, désormais et jusqu'à la fin des temps, chaque pèlerin aura l'occasion de le piétiner ! Ne vous en privez pas !
Une autre explication  (trouvée sur un forum), est donnée par l'un des villageois : cette "pierre du diable" comme on la surnomme, bien que son histoire se soit perdue peu à peu au fil des générations, a été surnomée ainsi car la rumeur veut que Charlemagne y ai posé sa main lorsqu'il fut de passage sur le chemin (c'est ça la grande trace) , et dans cette pierre se conserve une trace du mal qu'il y a laissé lors de sa "purification"... enfin c'est la rumeur locale ! Personne, sauf son auteur...ne sait depuis quand cette pierre se trouve ici. Quelques années..quelques dizaines..quelques centaines...mais peu importe, l'histoire est si belle....

(merci à Jean-Claude A. de nous avoir fait découvrir cette légende)
   

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