Larrasaona - Cizur Minor - 26 km (suite)

Je traverse Pampelona. Un arrêt rapide àl'église St Cernin. Comme j'ai mangé tout le pain, j'en rachète un autre. Les boulangeries font aussi souvent croissanterie et bar, c'est la raison pour laquelle elles sont ouvertes. Mais où est mon pain Espagnol ? Quand j'étais enfant, j'habitais Perpignan, et nous allions de temps à autre en Espagne. J'ai le souvenir d'un petit pain rond, bon comme du pain brioché. Depuis mon entrée en Navarre ça ne sont que des pains et baguettes congelées, issues certainement de la même chaîne (même forme, même goût fade…même croûte qui s'écaille dès qu'on la touche…).

Si vous êtes artisan boulanger, un conseil, allez en Espagne vous allez y faire fortune…

J'enlève le protège sac que j'avais mis ce matin pour  l'éventuelle pluie. Je range une baguette de chaque côté dans les filets externes. Super ! le pendentif et la coquille sont là ! D'accord St Jacques,j'ai compris..(merci quand même de me l'avoir rendu).

Malgré ma flânerie dans les rues de Pampelona (il n'y a pas encore de taureaux dans les rues ...;-)), il est 10 h45 et le temps c'est nettement dégagé. Un thermomètre public m'apprend qu'il fait 22°. Super ! ni trop chaud, ni trop froid. Je traverse Pampelona par de magnifiques jardins - Je m'arrête à nouveau, à l'ombre…, pour réexaminer mes pieds, pas la peine de courrir de risque… RAS - Mais par précaution, je remets une couche de crème anti-frottement.

A force de jouer les touristes (sans pour cela dévier du chemin ), il est 11 h30 et le soleil chauffe de plus en plus…Tout est fermé puisque c'est dimanche. Je décide alors de pousser jusqu'à CizurMinor qui est à 5 km. Ca raccourcira d'autant l'étape de demain qui risque d'être difficile.

Bien m'en a pris ! L'albergue de Martial Roncal est un véritable 4 étoiles.

De plus, la personne qui me reçoit parle très bien Français (entre autre…).

Je retrouve le couple de sud Africains, quelques pèlerins de Larrasaona, et voilà les italiens qui arrivent (et qui parlent encore plusfort…et que me fatche….bzzzzbzzzz). Ils étaient pourtant partis bien avant moi ce matin, après "discussion" ils me diront qu'ils sont restés longtemps à se promener dans Pampelona.

(heureusement pour moi,  il y en a un qui parle un peu Français..).
Auberge de Cizue Minor

Pour la première fois je me suis retrouvé dans la cuisine de l'auberge à partager le repas avec d'autres pèlerins.

Il y avait là Nicole (une Suisse d'environ 60 ans), un "couple" en retraite (en fait Paul et sa sœur Marie-Annick), des Allemandes de Cologne, une Autrichienne…Toutes grandes et "costaudes" comme le veut le cliché. Et je ne parle pas de tout ce qu'elles ont mangé ! Ya-Ya…that's good… heureusement que Nicole est là..

Elle parle couramment Anglais, Allemand, Français etc….et sert d'interprète aux Français présents. En ce qui me concerne comme je n'ai rien pu acheter, j'ai fait un bol de blé trouvé sur place avec des pâtes (aussi laissées par de sympathiques pèlerins qui ne voulaient peut-être pas se charger).

Il y avait même du beurre dans le réfrigérateur ! Avec un morceau de gruyère (à moi) , le tout arrosé d'un car de vin généreusement offert par les amis allemands, qui eux, fortune oblige…,avaient commandés des plateaux repas au resto du coin !

Auberge de Cizur Minor - Vers Saint Jacques de Compostelle

Finalement pour un dimanche, j'ai mieux mangé que les autres jours ! La pèlerine Suisse m'apprend que Gérard (le gars de Burguette qui était reparti vers Roncevaux) est bien là, mais il est dans une autre auberge - mais je ne m'explique toujours pas comment il ne m'a pas rattrapé lui qui marchait si vite…) S'il continu, on finira bien par se rencontrer à nouveau…(en fait non, je ne le reverrai pas plus par la suite…peut-être a-t-il arrêté ?)

En soirée, le temps menace...et les nuages envahissent El Pardon

Cizur Minor - Plerinage vers Saint Jacques des Compostelle

Il est 20 h 30 il y a encore des pèlerins qui arrivent... !

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