Étape 13 - Cardañuela - Rabe de la Calzada (21 km)

Finalemant la nuit s'est bien passée malgrè la présence du ronfleur/tousseur. Soit j'étais très fatigué, soit il s'est calmé ? Cela dit, je me réveille tout de même à 4h30 et décide de partir.
Les préparatifs sont rapides vu qu'il n'y a pas de cuisine… donc pas de petit déjeuner, même pas un Nescafé/douche. (Nescafé fait avec l'eau chaude de la douche). Comme toujours à ces horaires matinaux, je pars à la lumière de la lampe frontale. Il fait nuit et froid. Il doit être environ 5 heures.

Mis à part le début, le chemin est assez sympa. Petite forêt…

La traversée de Burgos est pénible, très longue, et encore du bitume.

Je m'arrête tout de même pour faire le tour de la cathédrale. Mais les églises commencent à me sortir par les yeux...il y en a trop ! je n'apprécie plus leur beauté bien réelle.

Burgos - Chemin de saint jacques de compostelle - Camino Frances

Le début de la "fameuse et légendaire" Meseta malgrè le désert...je suis loin d'être seul...

Messeta

Comme je suis parti de bonne heure, je n'ai pas souffert de la chaleur sur la célèbre Meseta.

Arrêt à la première auberge rencontrée (privée) de Rabé de la Calzada. L'autre est à quelques centaines de mètres, mais après 28 km, 100 mètres c'est 100 mètres ! et de plus, je ne m'en suis aperçu qu'après.

Même si cette auberge est impeccable, je n'en garde pas un bon souvenir. Il faut dire que la patronne, Française…, sous des airs d'ancienne pèlerine, et d'esprit du chemin, s'y connaît en marketing et en affaire…

Je m'installe dans ce que je crois être le seul et unique dortoir (6 €). Il n'y a que 6 lits. Alors que je prend l'air sur une chaise à l'extérieur après avoir fait la lessive, patatrac… voilà mon "ami" le ronfleur qui débarque….mon sang ne fait qu'un tour. Je vais voir la patronne et lui dit que s'il est dans notre minuscule chambrée, en ce qui me concerne je vais ailleurs (je lui dis que ça fait 3 jours que je me le paye...).

C'est alors qu'elle m'annonce, très gentiment, qu'elle peut me placer en haut. En haut ?, mais alors il y a d'autres places ? Effectivement, au premier étage, c'est pas la même histoire. Un dortoir d'au moins 30 lits avec parquet, attention il faut marcher pieds nus…, et derrière un rideau, d'autres pièces avec des matelats parterre.

Je monte mes affaires. Quand je redescents elle m'arrête et me dis, toujours gentiment, que là haut , c'est deux euros de plus…On se demande pourquoi ?

…Elle "m'embobinera" même pour le repas du soir à 8 euros (de mémoire), repas maison, oui c'est vrai... un superbe plat de lentille, 1 fromage et un yaourt + 1 verre de vin (et pas plus..).

Ma foi..c'est tout de même moins cher qu'au restaurant (et de mémoire, aucune épicerie dans le village) - bon, d'un autre côté elle l'a préparé... Mais quand à son esprit du chemin comme elle dit, elle repassera…

De toute façon elle sait ce qu'elle fait. Après, c'est la Meseta qui continue…et le fameux plateau "désertique*" - si le cœur vous en dis, à 2 heures de l'après-midi de vous taper en plus les 8km jusqu'à Hornillo en plein soleil…ça ne fera que 36km !…(certains le font...), mais là, je n'avais plus la force de continuer en plein soleil...

(* en fait un plateau pas si désertique que ça…aujourd'hui beaucoup de champs de blé. Cet endroit a été, à une époque reculée, le plus grand désert d'Europe…d'où sa réputation. Mais c'est vrai qu'en pleine journée, ça doit pas être triste...je vous déconseille fortement de vous y aventurer l'après midi ou à treize heures s'il fait soleil...).

Après avoir discuté avec des pèlerins qui sont descendus à l'autre auberge, c'est pas mieux, il n'y a pas de cuisine non plus, mais au moins on paye moins cher…

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