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Je ne suis pas médecin....Ces conseils ne sont donnés qu'à titre indicatif. En aucun cas, ils ne sauraient se substituer à une consultation médicale.
Cette page ne s'adresse pas
- aux sportifs confirmés (Marathoniens...etc...)
- aux randonneurs confirmés
- aux non sportifs qui ne se sentent pas concernés, etc...
C'est vrai qu'au départ, on peut raisonnablement penser que le pélerinage n'est pas une compétition sportive. N'empêche qu'à la lecture de dizaines de témoignages, et des hôpitaux qui ont jalonnés ce chemin au fil des siècles..., cette "randonnée" n'est pas sans risque de problèmes non plus...Alors pour tout ceux qui ne le font pas pour souffrir et expier ainsi leurs fautes (comme au moyen âge..!) voici quelques précautions élémentaires.
Tout d'abord, quelles que soient les mesures prises, il n'est pas dit que vous évitiez les bobos (y compris ceux qui arrivent bêtement, par exemple une cheville foulée en descendant tranquillement un escalier...quand ça n'est pas une triple fracture (dont deux de l'articulation du tibia -maléole-) en marchant , étant chaud, sur un terrain plat Espagnol avec 5 cm de boue. Jacques, si tu me lis, tu te reconnaîtras ..:-)) - J'en ai rencontré d'autres qui ont eu 21 ampoules au total, soit environ 4 à chaque pied en permanence...quant à moi, à part une petite ampoule passée inaperçue sur l'avant d'un orteil, je n'ai rein eu. La crème anti-frottement a fait son job...
Le pélerinage à Compostelle c'est un peu comme le tour de France cycliste. On y rencontre tous les types de temps, tous les types de chemins, et si vous partez pour plus d'une semaine, il est bien évident qu'il faudra trouver le bon équilibre à tous les niveaux. -quel type de chaussures, quel poids, quelles affaires...camping, pas camping, quand partir...? Chaque être humain est différent, et c'est connu, nous sommes inégaux devant la résistance à l'effort ou à la douleur, etc....Moi, je me classe plutôt dans la catégorie douillet (pas David..mais.l'autre, le nom commun).
Je ne prendrai pas parti sur le type de chaussures..il y a de tout...basses (comme les baskets, mais de rando) et demi-montantes, c'est un choix personnel, il y a du pour et du contre...il y a une époque où l'on avait pas le choix, c'est peut-être pour cela que les mi-montantes ont encore une réputation, aux yeux de certains, d'uniques chaussures de grande randonnée...Sauf, sauf...que depuis quelques années, il y a d'excellentes chaussures de rando /Trail basses que certains randonneurs ont largement éprouvées de manière positive lors de la traversée des pyrénnées par exemple (traversée d'ouest en est, départ côté océan et arrivée côté méditérannée). On peut difficilement faire mieux en terme de test...
Après avoir "testé" le Camino Frances en juin 2005...et si je devais repartir, je choisirai plutôt des chaussures de trail basses. (beaucoup plus légères que des chaussures de rando mi-montantes) - il y a 70% de chemin plat en calcaire concassé, 10% d'asphalte...et forcément quelques passages pierreux...ou chemins de terre (mais plein de pélerins avaient ce type de chaussures et sont très bien passés..) - D'un autre côté, j'ai fait 30 jours de marche sans une goutte de pluie ou presque...(ça compte aussi..).
Attention, hautes ou basses, je pense qu'il vaut mieux prendre des chaussures avec le pare-pierres (à l'avant), collé et non cousu. Le mien était cousu, et j'ai dû le faire recoudre dans une coordonnerie de Léon, il commençait à se détacher sur 1 cm..Le problème, c'est qu'une fois recousu, il n'y a plus l'étanchéïté du départ....Alors que s'il avait été collé, le coordonnier pouvait le recoller sans toucher à la structure même de la chaussure. |