Pourquoi pas - Sébastien Sauleau

70 JOURS D'ERRANCE EN ITINERANCE MINIMALISTE DU PUY-EN-VELAY A LISBONNE EN PASSANT PAR COMPOSTELLE

Pourquoi pas - Sébastien SauleauSébastien Sauleau, éditeur indépendant.

Quatrième de couverture :

Un matin, il faut bien se rendre à l'évidence.
L'appel est fort.
Le chemin réclame un pèlerin à corps et à cri. Inutile de lutter, les jeux sont faits. Abandonner son costume de citadin et partir à l'aventure est la seule issue possible. Mais pas question d'enfiler le costume d'un autre. Coureur le suis, coureur je resterai. Born to run. Le chemin appelle à venir tel que l'on est. Suivre la trace mais sortir des sentiers battus pour entrer en contact avec cette part divine qui existe en chacun de nous.
Laissez le p'tit gars vous conter, avec humour et sensibilité, son périple vers cette terre enchantée.

Le petit gars en question se prénomme Sébastien Sauleau. Après une carrière d'ingénieur en informatique, il tourne résolument le dos à cette existence en 2016 pour donner un sens à sa vie. Ultra traileur amateur à ses heures perdues, son passage dynamique sur les chemins de Compostelle en 2018 éclairera d'une lumière nouvelle cette quête de connaissance de soi.


Présentation par l'auteur :

Je suis parti du Puy-en-Velay le 17 mai 2018. Je voulais goûter à l'itinérance mais en mode minimaliste. A la base je suis un « traileur », coureur à pied en nature, qui aime partir pour des longues sorties en endurance et se laisser bercer par des états contemplatifs et méditatifs. Alors je me suis équipé d'un sac à dos de 3 kilos sans les bidons d'eau et de chaussures les plus légères et naturelles possibles. L'idée étant de pouvoir alterner marche et course à pied.
Je n'avais aucune idée de là où ça allait me mener. Je partais en direction de Compostelle mais sans savoir si je reviendrais au bout de huit jours ou si je prolongerais la balade plus avant. Avant tout, je voulais voir la mer. Fisterra, le Cap Finisterre à la pointe occidentale de l'Espagne, était mon point visé à l'horizon.
Il ne s'agissait évidemment pas uniquement d'une aventure sportive. Je ne doutais pas que je ferais des rencontres marquantes et il y avait une forte connotation spirituelle dans ma démarche. Je n'en avais juste pas conscience à quel point au départ. Je l'ai réalisé au fil des kilomètres et c'est ce qui a rendu mon périple si réjouissant et si éclairant à bien des égards.
Je ne pensais pas communiquer sur cette aventure mais jour après jour s'est imposée l'idée de partager mes pensées sur Facebook. Cette habitude une fois ancrée m'a permis d'avoir un compte rendu fidèle de ce que j'ai traversé puisque j'écrivais ma chronique quotidienne au fil de l'eau.
J'ai fini par cheminer jusqu'à Porto après 2000 kilomètres à pied. De là j'ai pris un bus pour Fatima puis pour Lisbonne d'où je suis reparti en avion le 25 juillet après 70 jours d'errance. Je n'ai pas peur de dire que ce périple a changé ma vie. Cela a ouvert le champ des possibles. Je n'aborde plus l'existence de la même façon. J'ai touché du doigt une force d'amour plus grande que nous. Je n'ai qu'à contacter certains de mes souvenirs du chemin pour la sentir m'habiter de nouveau. Cette confiance en la vie est une aide précieuse et inestimable au quotidien.
C'est ce témoignage que je souhaite partager avec vous.


Notre avis :

Certes, vous pourriez penser : un récit de plus sur « mon pèlerinage vers Compostelle ».
Il est normal que le pèlerin qui a vécu intensément son pèlerinage souhaite faire partager cette expérience extraordinaire, et ce d'autant plus, quand le Chemin lui a montré des signes que seuls, de rares privilégiés, sont en mesure de percevoir (ou de recevoir).
Encore faut-il que le pèlerin soit un véritable écrivain pour que la lecture soit plaisante et intéressante. C'est la cas avec ce livre très très bien écrit. Au détour de certaines pages on trouve des extraits de textes de chansons (en rapport avec la situation), quelques notes d'humour , quelques passages dans un langage parfois cru et sans concession, ce qui rajoute à la sincérité et à la modernité de son récit. Donc n'en doutez pas, c'est le livre d'un écrivain pèlerin de talent.

Cet ouvrage se classe un peu à part des récits « classiques », car Sébastien est ultra traileur. C'est à dire qu'il a parcouru une bonne partie du Chemin en courant et en avalant parfois des étapes de 40km ou plus, ce qui peut laisser rêveur nombre de pèlerins, dont l'étape moyenne se situe plutôt à 25km par jour. Mais Sébastien ne cherche pas la performance (ce qui bien sûr n'est pas le but d'un pèlerinage). C'est juste que la course fait partie de son être et qu'il n'envisage pas de faire son Chemin autrement. C'est pour cela qu'il a vécu son pèlerinage avec la même richesse que ceux qui le font au rythme d'une marche tranquille.
Son Chemin ne s'est pas arrêté à St Jacques de Compostelle puisque il a poursuivi son périple jusqu'à Lisbonne au Portugal, ce qui ajoute encore à l'intérêt de le lire.