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Récit d'un pèlerin de Compostelle

 

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Gilbert, de Westhalten à Santiago (2300 km) avec son âne Noé, nous livre son analyse de l'après chemin...

Quelle idée de partir avec un âne en direction de Compostelle! Comment en suis-je arrivé là? Comme pour la plupart d'entre nous, une pensée s'insère un jour dans notre
esprit et s'y développe pour prendre successivement les formes de rêve, de désir, d'intention pour finalement se transformer à l'état de projet.

C'est bien ça, le projet, c'est, en autre, de réaliser quelque chose d'extraordinaire, quand on est quelqu'un d'ordinaire. S'engager sur le Chemin de Saint Jacques,
c'est certainement la seule aventure plus que millénaire que peut encore vivre aujourd'hui, l'homme du 21° siècle. Aussi, je me renseigne, je dévore des dizaines de livres traitant de ce sujet, je visite la plupart des sites internet qui évoquent le Chemin, je participe à des forums ayant ce thème, j'assiste à des conférences, j'adhère à l'Association des Amis de Saint Jacques pour y échanger avec d'anciens pèlerins qui me font bénéficier de leur expérience, j'étudie les différentes voies qui sont offertes.
Toutes ces démarches pour appréhender les difficultés existant sur le Camino frances notamment en matière d'hébergement et plus particulièrement encore en cette année jacquaire qu'était 2004.

Fort de ces conseils, j'opte pour le camping et l'autonomie que procure ce mode d'hébergement. Seulement, voilà, ce "luxe" a une conséquence :
le poids que représente tout le matériel nécessaire. Il faut trouver un porteur. Le "Carrix", je n'y crois pas, j'ai passé ma vie professionnelle entre les chariots et les caddies, je préfère un porteur moins technologique et plus naturel. Le cheval de bât, c'est trop cher et trop compliqué. C'est ainsi que je me suis orienté vers la solution d'un âne qui, lui, est un animal rustique, économique et surtout sympathique.


Mais je n'y connaissais rien en âne. Je commence donc par suivre un stage d'ânier dans le Lot. Je continue par faire l'acquisition d'un âne chez un éleveur spécialisé dans la Nièvre. Il est né l'année des N (comme pour les noms des chiens ou des chats, il y a des lettres qui désignent le millésime). Cet âne au regard malicieux et au comportement rebelle, s'appellera donc Noé. Car selon l'étymologie hébraïque, Noé signifie nûah, la Paix, ou naham, il consolera (Gn 5,29). Son nom lui sera peut-être plus lourd à porter que les bagages qu'il aura sur le dos, mais il l'assumera et s'en acquittera à merveille.


Après quelques séances d'entraînement et une traversée des Vosges de quinze jours en juillet 2003, nous sommes enfin prêts, tous les deux, ce 21 mars pour le départ. Plus d'une soixantaine d'amis et membres de la famille sont venus se joindre à ma compagne, à Westhalten, pour participer à cette cérémonie de départ, où, selon la tradition, le curé du village procédait à la bénédiction du bourdon et du sac. Ca y est, le Chemin peut commencer. Environ 2.300 km en direction de cette cathédrale située tout à l'ouest de notre continent.


Notre premier objectif : Vézelay, car j'ai opté pour la voie de Vézelay, sachant que celle ci est moins fréquentée que celle du Puy pour ainsi, effectuer mon pèlerinage dans la solitude recherchée. Les difficultés se présentent aussitôt : tempête de neige et de grêle, pluie, froid, chemins boueux dans lesquels les sabots de Noé s'enfoncent parfois de plus de vingt centimètres, premières ampoules malgré des Meindl bien rodées, douleurs musculaires et fatigue dues aux étapes trop longues au début.


Heureusement Noé est là, je me protège derrière lui en cas de vent latéral, je l'observe et constate que même tout trempé et dégoulinant de la pluie incessante, il ne bronche pas, il ne se plaint pas, il avance régulièrement à une allure de quatre kilomètres à l'heure sans protester.
Grâce à ce métronome, j'arrive à passer ces premiers jours qui sont les plus pénibles sur mon Chemin. Suivant les conseils de notre ami Roger Emmenecker qui m'avait aimablement communiqué le tracé du parcours d'Alsace à Vézelay, je m'arrête à l'abbaye Saint Joseph de Flavigny sur Ozerain, pour une retraite de trois jours au milieu des moines bénédictins.


Quel bonheur et quelle exaltation de pouvoir ainsi vivre et partager avec les Frères tous les moments de la journée allant des laudes aux complies, quelle merveille ces chants grégoriens qui résonnent sous la voûte gothique de la chapelle et qui vibrent encore dans mon cœur.Après cet enchantement, nous reprenons le Chemin par Semur en Auxois pour atteindre Vézelay la veille du dimanche de Pâques.


Le printemps commence enfin à s'installer, les feuilles apparaissent aux arbres et les bourgeons des fleurs vont bientôt s'épanouir. La célébration de la résurrection dans la basilique Sainte Marie Madeleine est un événement d'une exceptionnelle beauté. Sous la nef romane plus d'un millier de fidèles se pressaient, tenant chacun dans sa main un cierge allumé, soulignant ainsi la majesté de ce lieu éternellement magique. Dans le chœur gothique immaculé de lumière les frères et sœurs de la fraternité monastique de Jérusalem ornaient divinement de leurs chants la liturgie de ce dimanche de Pâques et le frère Patrick nous gratifiait d'une somptueuse homélie qui élevait nos cœurs dans la fraternité et dans l'Espérance.Dès le lundi de Pâques, nous reprenons la route par Cobigny, Préminy, en direction de Nevers avec comme prochain objectif Limoges que nous espérons atteindre le 3 mai.


C'est après Saint Amand Morond, au gîte de Paul et Annie Gravost à Loye sur Arnon que j'ai rencontré mon premier pèlerin Martial, un retraité de la SNCF. Jusqu'à Ostabat je n'en rencontrerai que trois en tout. Lui, Martial, puis à la Coquille Magdaléna une flamande, marathonienne qui marchait si vite que je ne me souviens plus que de son sac à dos et plus tard, à Saint Astier, Alain, un colonel d'artillerie en retraite un peu particulier car catholique traditionaliste (et non intégriste), royaliste, pétainiste, anti communiste et anti franc-maçon.

Celui là je ne l'ai rencontré que deux soirs au gîte. Il avait l'intention de poursuivre jusqu'à Santiago et j'espère que pour lui le Chemin lui a un peu enlevé le bandeau que le fanatisme et l'ignorance lui avaient posé sur les yeux.
Sur notre route d'exceptionnelles églises et chapelles romanes nous offrent leur impressionnante majesté. Il s'agit, entre autre de Neuvy Saint Sépulcre, de Bénévent l'Abbaye, de Notre Dame de Gargilesse, Saint Pierre de Solignac et bien sûr Saint Léonard de Noblat. Rapidement, peut-être trop rapidement nous traversons le Limousin en contournant Limoges et le Périgord en contournant Périgueux. Car Noé n'apprécie guère ces longues traversées de villes où il ne trouve pas d'herbe à brouter ou de branches d'arbre à croquer.


Maintenant le printemps s'installe, les arbres ont tous retrouvé leur feuillage, les fleurs enluminent le décor, les oiseaux chantent dès le lever du soleil et enfin l'on entend à nouveau le coucou dans la forêt. C'est dans cet émerveillement, que nous parcourons plein d'allégresse l'infini des vignes de la Gironde, pour pénétrer enfin dans les Landes. Ces chemins landais sont interminablement rectilignes, monotones et fatigants. Ah ! cette étape Captieux Roquefort (dans les Landes) je m'en souviendrais comme l'une des plus pénibles. Avec ses trente trois kilomètres de ligne droite sous une température supérieure à trente degrés et avec une escorte de milliers de moustiques je me suis dit que les Landes, c'est l'enfer, mais il est vrai que je ne connaissais pas encore la méseta à ce moment là.


Bientôt nous entrons en pays de Béarn, et c'est à Argelos, à quelque distance d'Orthez que sous un ciel d'azur, j'aperçois pour la première fois la chaîne des Pyrénées avec ses pics enneigés. Une centaine de kilomètres nous en séparent encore. Que c'est impressionnant de découvrir ainsi dans sa splendeur cette barrière tant attendue et cependant si redoutée. Il va falloir traverser ce col de Roncevaux, l'instant de vérité est maintenant proche. Passé Saint Palais, j'appréhendais également la stèle de Gibraltar. Je savais qu'à cet endroit allait débouler la foule des marcheurs fréquentant le GR 65.

Cette foule n'est pas composée que de pèlerins partis du Puy, il y plus de marcheurs et randonneurs qui au mieux ont démarré quelque part dans le Gers et n'ont que quelques jours de marche derrière eux. C'est eux que je redoutais. Avec mes deux mois de pérégrination solitaire, de recueillement dans le silence, de sérénité et de communion avec la nature je n'avais plus envie de me mêler avec ces randonneurs bruyants, leur téléphone portable toujours collé à l'oreille et aux conversations de Club de vacances.

C'est pourtant ce à quoi j'étais condamné ce soir là, à l'étape passée à la ferme Gainako d'Ostabat. Quel choc pour moi ce dîner à plus de vingt cinq dans cette petite salle à manger. Quel niveau sonore élevé dans ces conversations au niveau extraordinairement bas. Je me suis enfui avec mon assiette pour terminer mon repas dans le pré, aux cotés de Noé, qui une fois de plus me consola et qui malgré lui me réconcilia avec l'humanité. J'ai compris que dorénavant, il y aura toujours quelqu'un devant, quelqu'un derrière et quelqu'un à coté de nous.

Avec ses grandes oreilles avec lesquelles il ne fait qu'écouter, Noé m'a transmis sa formule de la sagesse : "Se taire, ….et laisser braire". Et c'est ainsi que je savourais ces derniers instants de délicieuse complicité avec mon âne.
La montée du col de Roncevaux fut la plus belle étape de ce pèlerinage. Je craignais un peu la difficulté provenant du dénivelé important de cette étape, mais j'avais oublié que nous avions déjà deux mois de marche derrière nous et plus de mille trois cents kilomètre dans les sabots, donc, que nous étions au mieux de notre forme physique.


Partis avant sept heures de Huntto nous sommes arrivés vers midi au col de Lepoeder en ayant doublé dans la montée la plupart des pèlerins qui, il est vrai, en n'étaient pour
la plupart qu'à leur première étape. C'est à l'albergue du monastère de Roncesvalles que j'entendis pour la première fois cette expression : "no tienda, no burro", ( pas de tente, pas d'âne). Jusqu'à Santiago j'entendrais cette exclamation de façon presque quotidienne. Sauf quelques à exceptions près (Cizur Menor, Rabanal et Ribadiso) on n'est pas le bienvenu en Espagne avec un âne. Cela peut aller de l'injonction simple, à la menace de faire appel à la Guardia Civil (Viana) jusqu'à l'expulsion par la police municipale (Villafranca del Bierzo).


Pourquoi l'âne qui était mon passeport de sympathie lors de toute la traversée de la France et m'a aidé à ouvrir toutes les portes, devient-il ici en Espagne quelque chose de redouté et de repoussant. Je pense avoir trouvé la réponse dans l'explication suivante : l'époque du franquisme n'est somme toute pas si lointaine pour certaines générations.
L'âne leur rappelle cette époque et symbolise ainsi la pauvreté dans laquelle vivaient la plupart des gens sous ce régime. Celui qui vient ici avec un âne leur évoque plutôt la pauvreté du SDF et risque de ressembler à un "voleur de poules".

Alors qu'en France cela fait bien longtemps que le monde rural n'utilise plus les ânes pour le travail et qu'au contraire il est devenu symbole de loisirs et de sympathie.Chemin faisant, entre Zubiri et Los Arcos je rencontre de temps en temps un couple de français partis également de chez eux en région parisienne avec un âne bâté. Il s'agit de Jacques et Josiane avec leur ânesse Brunette. Très rapidement les relations entre Noé et Brunette prirent l'allure d'une idylle qu'il devenait difficile d'enrayer. C'est à Navarette que nous avons décidé de faire dorénavant route commune avec Jacques et Josiane et de partager ainsi à notre plus grand bonheur tous les instants du chemin, la marche quotidienne, les haltes et bivouacs du soirs de même que nos réflexions de la journée. Pendant presque un mois nous avons vécu les ravissements du Camino Frances sans en connaître les inconvénients.


Les grandes villes comme Burgos et Leon étaient traversées très vite pour arriver enfin aux frontières de la Galice au Cebreiro où nous attendait une équipe de TF1 qui tournait un reportage sur le Chemin de Saint Jacques. Ce reportage est passé sur cette antenne en juillet 2004.Puis, comme tout le monde nous avons vécu le traumatisme provoqué par ces bornes qui tous les cinq cents mètres font le compte à rebours du Chemin restant jusqu'à Santiago. Nous décidions des étapes qui devenaient de plus en plus courtes, tant nous cherchions à retarder l'instant de l'arrivée à Santiago, signifiant également la fin de ce périple. Mais il fallait achever ce Chemin. C'est ainsi, qu'après quelques tracasseries administratives, (car on ne pénètre pas à Santiago avec un âne sans être en possession d'une autorisation dûment tamponnée par la Guardia Civil), nous posons enfin nos pieds et nos sabots sur la borne zéro de la plazza del Obradorio.


Nous sommes le 7 juillet 2004 et tout est fini, consumatum est. Je n'avais plus envie d'aller jusqu'à Fisterra tel que je l'avais prévu. Ma compagne a fait toute cette route, avec un van attelé à la voiture, pour nous ramener en Alsace. Le Chemin s'arrête-t-il vraiment sur cette place de la cathédrale ? Aujourd'hui, je pense que la borne zéro ne marque pas une fin, mais un début.
C'est peut-être là que le Chemin commence réellement.

Tout au long de ces trois mois et demi, deux phrases ne cessaient de résonner dans ma tête. Elles m'ont été données par des amis le jour de mon départ et ont rythmé mes pas tout au long de ce parcours. La première, est une citation de Nicolas Bouvier que m'avait confié une jeune femme le 21 mars : "Ce n'est pas toi qui fait le Chemin, c'est le Chemin qui te fait". Dans un premier temps, j'ai considéré cette phrase avec un peu de désinvolture car elle ressemblait trop à toutes ces phrases faciles qui deviennent rapidement des lieux communs. Tout au long de mon parcours de 2.300 km j'entendais encore cette phrase que j'appréciais avec une certaine indifférence. Je pensais à l'aspect ridicule et dérisoire de cette phrase-cliché, c'est vraiment un stéréotype. Comment cela; ce n'est pas moi qui fait le chemin ? Tous les jours c'est moi qui décide le parcours, les haltes, les repas, l'hébergement du soir, ainsi que tous les autres détails de la vie du pèlerin. Il est vrai que souvent dans les difficultés la Providence est intervenue, peut-être à mon insu, mais toujours de façon opportune. Mais cette citation de Bouvier résonnait toujours dans mes oreilles comme une fausse note, car j'étais convaincu que c'était moi qui faisais le Chemin, qui en gérais sa complexité et en assumais la responsabilité.


Finalement, ce n'est qu'une fois arrivé sur cette borne zéro que j'ai saisi le sens de cette phrase et qu'enfin je l'ai comprise et acceptée. C'est vrai, c'est le Chemin qui te fait, voire même qui te défait. Il enlève tout le superflu, tout ce que nous jugions comme indispensable et qui n'est que futilité. Enfin on approche le Vrai, l'Unique et l'Indispensable. On découvre son Etre après ce long chemin qui est en définitive un chemin intérieur qui va du moi au Soi. C'est un Chemin d'initiation véritable au quadruple plan physique, moral, philosophique et spirituel dont on ne revient pas identique à ce qu'on était au départ.
Faire ce Chemin, arriver au but est un privilège qui nous crée et constitue après nous avoir reçus en cheminant. Après avoir marché si longtemps en direction de l'Occident, pour y arriver dépouillé et procédant ainsi à la mort du vieil homme sur cette borne zéro, il nous faut maintenant repartir dans l'autre sens, vers l'Est, cet Orient de l'âme.
Le Chemin vers Santiago est un espace où se posent les questions, le Chemin retour est un moment où l'on y trouve les réponses. Je regrette à ce jour de ne pas être rentré à pied.

La deuxième phrase est celle qu'un ami m'a glissé dans l'oreille dans une dernière accolade.

" Je te souhaite de rencontrer Dieu". Celle-ci aussi a retenti et vibré dans ma tête tout au long de ces trois mois et demi et a chacun de mes pas. Oui, j’aimerai bien Le rencontrer, mais où et comment ? Finalement je crois que je L’ai approché, car Il est venu vers moi, dans les multiples manifestations de la Providence (qu'il serait trop long d'énumérer ici), dans la pureté des églises romanes que j’ai visitées, dans la splendeur des symboles exprimés par leur statuaire, dans la Beauté de la Nature que j’ai traversée lors de sa renaissance au printemps, dans le chant du coucou que l’on entendait à nouveau dans la forêt, dans le murmure d'un ruisseau au milieu des bois, mais surtout dans la richesse et la profondeur des rencontres que j’ai effectuées.


Rencontres avec ces êtres qui vivent aux bords du Chemin et qui partagent le même idéal avec ces pèlerins qui défilent devant leur porte. Rencontre avec ces autres pèlerins qui cheminent tous, portés par la Foi, par l'Espérance d'un monde meilleur, par le désir d'une humanité plus fraternelle, par d'autres attentes qui leur appartiennent et que nous pressentons sans les connaître parce que tout simplement nous avons cheminé avec eux. De la magnificence de ces rencontres, je ne retiendrais qu'un seul mot : l' Amour qui s'en dégage.


C'est dans ce bonheur si intense vécu sur le Chemin que s'effectue finalement la Rencontre, elle se réalise dans et par l'Amour. Amour, dans le sens de l’agapè, pour se transformer et devenir en fin : l’Amour divin.Qu’il soit appelé pèlerinage ou chemin de Compostelle, le Chemin de Saint Jacques est un chemin initiatique, le chemin de vie propre à chacun. C’est un chemin de transformation et de construction intérieures. Transformation et construction par l’Amour. Alchimie secrète qui fait que l’on part en croyant se connaître et que l’on arrive quelqu’un d’autre.Alors, ULTREÏA, marche.

On ne peut asservir l’homme qui marche. Marche et tu verras...


Article écrit par Gilbert Buecher

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Vos derniers commentaires
Gaeil28 le 02.10.13 - 15:00:18
Quel courage ! bravo.
Lauvergnat le 29.01.14 - 17:39:42
Merci,qu'il est doux et agréable de parcourir cet écrit.Je chemine vers Compostelle a compter du 12 aout 2014,depuis Le Puy en Velay.Encore merci.
le 01.02.14 - 16:45:09
Bonjour une question : Noe ne se nourrit que de ce qu'il trouve sur le chemin?
Bravo en tous cas!
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