Étape 06- Puente la Reina - Estella - (22 km)

31 mai - Départ à 7h. Ce matin tout le monde a fait "la grasse matinée" (du moins dans mon dortoir !) - Levée à 6h. J'ai beaucoup de peine à fermer mon sac. Tout est en désordre, mal plié , bref, je passe au moins 1/4h à tout enlever pour le refaire convenablement. Il faut dire que j'ai du mal à placer toute la nourriture que j'ai acheté hier.

Ah oui, parlons-en de la nourriture ! Je regrette d'avoir acheté autant de choses. Le sac doit peser au moins 13 kg ce matin ! A bien y réfléchir, il n'y a pourtant pas grand chose : 2 sachets de soupe, 1 sachet de pâtes à la carbonara (lyophilisé sachet 2parts), 1 boîte de thon, 2 bananes, 1 paquets de gâteaux (style "DoWap", pour le petit creux de 10h c'est génial…), 1 tablette de chocolat, 1 boîte de Vaca Qué Rie, et l'inévitable pain !.

Ce matin le temps est idéal. Le ciel est bleu, parsemé de quelques nuages blancs d'altitude. Bien que le gros de la troupe soit parti avant moi, j'aurai, durant cette étape, une idée de ce que doit être le Camino en juillet et Août. Un pèlerin tous les 100 mètres environ. Contrairement aux dernières étapes, ça durera jusqu'à midi .

Un marcheur devant moi ( donc à environ 100 mètres …) entonne une chanson, un peu à la manière des chants Basques ou Corses. Je ne comprend évidemment rien à ce qu'il dit, même si je devine que c'est de l'Espagnol. c'est au moment ou j'entendrai "Allegria" que je comprendrai tout.

Comme les pèlerins du moyen âge, et tout ceux qui le font pour raison religieuse aujourd'hui, il est en train de remercier Dieu (ou St Jacques ?) pour cette belle journée (entre autre).
J'aimerai bien chanter aussi, mais je n'ai pas son talent, et je suis trop introverti pour faire ça….Mais l'émotion me gagne tout de même…

 

A cause des travaux de l'autoroute le chemin est dévié par rapport à l'itinéraire "normal". D'ailleurs, j'arriverai HS à la fin de l'étape, et je présume que ce "détour"de quelques kilomètres supplémentaires ne doit pas y être étranger… Il y a de sévères montées à flan de colline, à travers les broussailles, dans un"vrai" chemin à peine tracé, tel que le chemin primitif devait l' être à l'époque. ça change du chemin calcaire artificiel, bien balisé et bien lisse. Les kilomètres défilent,
les pèlerins sont toujours en file indienne, même si c'est à distance raisonnable (on marche quand même seul).
J'arrive en vue de Cirauqui, village médiéval fortifié.
Je l'attendais avec une certaine impatience car juste après, il y a la chaussée Romaine.
Le village en lui-même est magnifique. Toutes les portes on des boutons dorés. Les balcons sont sculptés, des blasons ornent ici où là les murs.

Cirauqui - plerinage vers saint jacques de compostelle 

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